Le diagnostic

Comment s'établit le diagnostic du TDAH

"Le diagnostic du TDA/H reste, à l'heure actuelle, uniquement clinique chez l'enfant, l'adolescent ou l'adulte. Il se fonde sur le recueil le plus précis possible des symptômes, l’observation et l’interrogatoire concernant l'état actuel et antérieur, auprès du patient et auprès de tiers.

Aucune autre méthode ne permet d’affirmer ou d’écarter le diagnostic chez un patient.

http://www.tdah-ressources.org/-/Qu_est-ce_que_le_TDA/Depistage

 

"L’enfant est atteint de TDA/H quand il présente des symptômes d’inattention ou d’agitation, d'impulsivité avec constance, fréquence et intensité. Ils doivent persister depuis six mois au moins et être plus fréquents et plus sévères que ce que l’on observe habituellement chez des enfants du même âge. Les symptômes du TDA/H doivent s’être manifestés dans plus d’un milieu (par exemple à l’école et à la maison). Ceux-ci doivent de plus affecter les apprentissages scolaires ou le fonctionnement social de l’enfant. Un médecin est la seule personne habilitée à poser le diagnostic. Ce sont principalement les neuropédiatres et les pédopsychiatres qui sont spécialisés dans cette pathologie chez l’enfant. Le diagnostic est très difficile à poser lorsque l’enfant a moins de 5 ans. Il n’existe pas de tests biologiques pour identifier le TDA/H. Le diagnostic est établi sur l’anamnèse de l’enfant et de ses proches (les parents, les enseignants, et toute autre personne côtoyant l’enfant). Des tests psychologiques, d’attention, psychomoteurs, de langage et de quotient intellectuel peuvent affiner le diagnostic."

La brochure de TDAH Belgique : http://www.tdah.be/Desktop/BROCHURE_ADHD_FR.pdf

 

Des extraits de la brochure de l'HAS :

"Le diagnostic du TDAH est porté par un médecin spécialiste du trouble, c’est-à-dire ayant acquis une compétence dans le diagnostic et la prise en charge du TDAH. Ce peut être un médecin psychiatre, pédopsychiatre, pédiatre, neuropédiatre ou neurologue".

"Il est nécessaire que les professionnels impliqués dans l'évaluation initiale soient familiarisés avec la définition du TDAH, les notions de prévalence, la complexité du diagnostic, le caractère dimensionnel du diagnostic ainsi que les comorbidités associées à ce syndrome".

 

Contextes et types de plaintes et/ou difficultés exprimées par l’enfant et/ou sa famille

"Les circonstances au cours desquelles le médecin peut être alerté de ces difficultés, sont très variées, les principales sont :

  • une plainte exprimée directement par l’enfant,
  • une plainte émanant des parents,
  • des difficultés relayées par les parents auprès du médecin et observées par :
    • un professionnel du milieu scolaire (enseignant, infirmière ou médecin scolaire, le psychologue scolaire et conseiller d'orientation psychologue [COP}),  un autre professionnel de l’enfance (animateur, entraîneur sportif, etc.),
    • un autre professionnel de santé (orthophoniste, etc.) ;
    • le médecin de l’enfant lui-même au cours de ses consultations.

De même, les plaintes ou difficultés observées sont aussi très variées et aucune n’est, à elle seule, spécifique du TDAH. Cependant, pour évoquer le diagnostic, il est nécessaire de rechercher le niveau de sévérité de ces plaintes ou difficultés et de s’assurer qu’elles ont un retentissement négatif sur le fonctionnement de l’enfant dans plusieurs domaines (famille, école, relations sociales, etc.).

Ces différentes plaintes ou difficultés peuvent se révéler dans toutes les circonstances de la vie de l’enfant (en milieu scolaire ou extra-scolaire, dans le milieu familial ou lors d’une prise en charge médicale ou paramédicale, sociale ou psychologique), elles ne sont pas spécifiques du TDAH. On évoquera le diagnostic si elles sont persistantes au cours du temps (au minimum plus de 6 mois). Les difficultés sont notables dans le sens où elles sont préjudiciables à l’enfant, et où elles ne correspondent pas au niveau de développement de l’enfant. Cependant, ces difficultés peuvent varier selon l’âge, évoluer avec le développement, et s’exprimer différemment en fonction des exigences scolaires, du contexte environnemental ou de la motivation de l’enfant. Plusieurs plaintes ou difficultés doivent être associées et elles doivent concerner plusieurs milieux de vie (scolaire, familial, extra-scolaire, etc.). D’une façon générale les signes évocateurs d’un TDAH sont observés majoritairement avant 12 ans. Ils sont plus fréquents chez le garçon que chez la fille (2 à 3 garçons pour 1 fille). En effet, la forme avec prédominance du déficit attentionnel, de manifestation moins bruyante, bien que fréquente, est moins souvent ou plus tardivement repérée et cette forme est plus souvent observée chez les filles. Chez l’adolescent, l’inattention persiste et son retentissement est plus important compte tenu de la demande attentionnelle croissante et de la complexité des tâches. L’impulsivité demeure et expose à des conduites à risque alors que l'hyperactivité motrice tend à s’atténuer".

"La prise en compte des caractéristiques de l'environnement social, familial et éducatif de l'enfant permet d'améliorer la prise en charge de l'enfant en adaptant les conseils aux parents, sans les stigmatiser ni les culpabiliser".

Diagnostic

"Il n’existe pas de signe neurologique ou physique permettant de confirmer ou d’exclure le diagnostic de TDAH".

Cet examen comporte plus spécifiquement :

  • un examen général : évaluation du développement physique de l’enfant : poids, taille, IMC, périmètre crânien
  • l’évaluation du langage oral et écrit
  • l’évaluation du développement psychomoteur
  • la vérification de l’acuité visuelle et auditive
  • un examen neurologique
  • un examen cutané, (traces de traumatismes, taches cutanées évoquant une neurofibromatose, etc.)
  • la recherche de comorbidités et/ou des diagnostics différentiels (voir liste ci-dessous) en s’appuyant si nécessaire sur des bilans complémentaires en particulier en évoquant et recherchant des troubles des apprentissages.

Il n’y a pas, actuellement, d’examen complémentaire spécifique du TDAH. Dans le cadre de la démarche du repérage d’un TDAH par le médecin de premier recours, aucun examen complémentaire (biologique ou radiologique) n’est recommandé de manière systématique.

Plusieurs pathologies présentent des signes proches ou apparentés à ceux du TDAH. Ces diagnostics peuvent en effet constituer :

  • soit un diagnostic différentiel du TDAH et nécessiter alors une prise en charge spécifique du diagnostic identifié
  • soit une comorbidité du TDAH (trouble associé à un diagnostic de TDAH) et nécessiter, quand cela est possible, une prise en charge propre, en plus de celle du TDAH.

(cités en p.20 de la brochure)

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2015-02/tdah_recommandations.pdf

 

 

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Date de dernière mise à jour : 18/08/2016