La résilience chez le HP

Conférence d'Olivier REVOL* - Colloque de Lyon, le samedi 17 mai 2014

Quand un HP est pris en charge correctement, il reprend plaisir.

Un enfant HP laminaire a une certaine confiance en lui mais il ne ressent pas le besoin de l’exprimer.
 
Un HP hétérogène a tellement confiance en lui qu’il a besoin de l’exprimer.
 
Le laminaire est plus armé pour passer à travers les gouttes.
 
Les filles sont souvent trop méconnues et elles se découvrent HP à l’adolescence, voire, à l’âge adulte.
 
Vivre avec un HP
 
Beaucoup d’HP vont bien, ils sont juste différents par :
 
- Une intelligence supérieure,
- L’insistance à se débrouiller seul,
- La rage de maîtriser (« si je perds le contrôle, j’ai peur d’être débordé par mes émotions »).
 
On peut observer aussi des acquisitions plus rapides :
 
- Fixation du regard dès la naissance (normalement vers la fin du 1er mois),
- Tonus axial (tête),
- Tenue assise,
- Marche plus tôt,
- Langage vite acquis (soit très tôt, soit plus tard mais très développé).
 
Les premiers échecs
 
- Difficulté avec le geste graphique (mauvaise position du crayon, manque de rapidité),
- Rentrer dans les règles.
 
L’enfant HP s’intéresse à des sujets particuliers, ceux qui permettent de comprendre le monde, d’où l’on vient, où on va (l’espace, les dinosaures), il sera intéressé par des métiers qui permettent de comprendre l’espace ou l’espèce.
 
C’est un enfant curieux, drôle, hypersensible.
 
Le bilan psychométrique
 
Le QI à 130 est un chiffre mais surtout un cliché de ce que l’enfant a voulu nous montrer à un moment donné. Un enfant opposant n’aime pas l’étiquette et ne jouera peut-être pas complètement le jeu. De plus, le QI se construit à travers différentes épreuves, qui ne sont pas que des épreuves d’intelligence.
 
Ce qui est intéressant, c’est surtout d’étudier les écarts entre les items.
 
Le verbal est plus haut que le non verbal.
 
Les tests de similitudes et de compréhension sont hauts car ce sont des épreuves qu’ils aiment. Ils ont besoin de répondre à des questions ouvertes (pourquoi ?).
 
La méthode de travail (IMT) est plus difficile, le geste graphique aussi, et il échoue à codes.
 
Autres différences…
 
Il a parfois des réponses atypiques : les questions sont tellement évidentes qu’il ne répond pas (il ne comprend pas qu’on puisse lui demander ça…).
 
Il est parfois pris pour un insolent, pourtant, il ne l’est pas.
 
Il est vite décalé de partout : à l’école, à la maison…
 
Il est rarement intéressé par les sports assez courants - le foot ne l’intéressera qu’en tant que goal car ce poste lui permet d’avoir une vision globale du terrain (le TDAH sera milieu de terrain car c’est plus divers et le dyspraxique sera ailier car il y a une ligne à suivre).
 

C’est en 5e que l’HP vivra la résilience - c’est une année plus difficile car c’est là qu’il se sent le plus en décalage avec ses pairs : les grands le supportent mal car c’est un enfant plus jeune qui connaît tout, cela les déroutent et les énervent.


Ce n’est cependant pas normal d’être victime de son HP.


(Le TDAH, lui, se révèle plus lors du CP, car l’enfant a beaucoup de mal à rester assis).


L’enfant HP se retrouve vite en contentieux avec l’école car il se rend compte que certains apprentissages ne lui serviront à rien.


Un enfant pris en otage par son empathie


Il décrypte dans les visages ce qui ne va pas.


Si le professeur ne l’aime pas, il le sait.


Quand il comprend que quelqu’un souffre, il est envahi par l’émotion.


Le précoce est tellement empathique qu’il aide les autres.


Le sur-don complique la vie


Le HP redoute toujours des choses graves et a parfois l’impression qu’une chose grave à laquelle il pense va arriver. Il faut lui montrer, en contrepartie, que beaucoup de choses graves à laquelle il a pensé ne sont jamais arrivées…


C’est un enfant qui manque de souplesse, qui a des difficultés à être tolérant : il aime ou n’aime pas.


Il peut être facilement désenchanté : il développe le syndrome de l’aquoibonisme (« ah quoi bon ? »).


C’est un enfant qui déteste les promesses non tenues.


Une grande lucidité


Il a une conscience innée de ce qui se passe dans le monde, la vie sociale, le couple parental.


Les filles essayent de s’adapter et sont capables de le faire très longtemps…Certaines rêvent d’une école « sans intello et sans bimbo », elles cherchent leur place…


Il faut s’intéresser à ce qui les intéresse, les aider à choisir leur place. On peut leur dire : « ton avenir, tu ne le vois pas, il peut te sembler gris mais nous allons t’aider à l’éclaircir et à vivre ton haut potentiel ».

« Never explain, never complain » : il voudrait ni se plaindre, ni se justifier, mais comprendre ce qu’il se passe en lui.


Il s’en sort si quelqu’un lui tend la main : quelqu’un qui comprend comment il fonctionne.Pour les aider, rien ne marche mieux que les métaphores.


Quand un HP rencontre des difficultés à l’école, c’est souvent signe d’un QI hétérogène. Il faut rechercher s’il n’y a pas des DYS dissimulés

.
Pour aller de l’avant, il faut vider sa carte mémoire.


Sa recherche de la paix


Il voudrait la paix dans le monde, avoir la capacité de voler… son premier vœu ? Avoir tous les vœux du monde !


Il faut veiller à sa capacité de ressentir les choses… Un exemple : un petit garçon a eu une grande réaction de tristesse quand son père est parti… il avait compris par lui-même que la relation parentale n’allait plus et il culpabilisait de ne pas avoir pu réussi à empêcher la séparation de ses parents.


Parfois, il ne comprend pas pourquoi on lui en demande autant, car lui, il doute de lui-même et ne se croit pas si brillant. Il faut alors lui expliquer, pour qu’il voit la chose de façon plus positive, que la vie lui a beaucoup donné en lui offrant un haut potentiel, et que, pour cela, on lui en demande donc un peu plus.


Comme le pisé…


Quand un enfant est saturé par les émotions des autres, cela peut vraiment lui engendrer des difficultés : il faut donc l’aider à amortir les conflits.


Par moment, il se sent débordé par des injustices trop criantes et il ne va pas bien… il se replie alors sur lui-même, et parfois, s’installe dans la rancune. Il faut donc être très vigilant.

 

Nostalgie…


Les HP ne sont pas forcément équipés pour vivre dans cette génération du « chacun pour soi ». Certains d’entre eux ont une grande tendance au romantisme et, le romantisme, c’est être conscient de la fragilité humaine.


Comment grandir avec un HP ?


Il faut rester conscient que même dans les moments difficiles, il y a toujours une solution. Quand la situation devient difficile, il ne faut surtout pas attendre, et consulter dès la pré-adolescence, car après, c’est beaucoup plus difficile de redresser la barre.


La résilience, c’est la capacité à vivre malgré l’adversité, faire même de celle-ci un atout pour changer de regard sur tout ce qui paraît difficile, transformer les obstacles en tremplin.


Comment les aider ?


1/ Les reconnaître


Il faut vite sortir du QI, donner à l’enfant une véritable image : « tu ressens trop les émotions des autres ? – je vais
t’expliquer pourquoi. » Il faut les aider à comprendre comment ils fonctionnent, reconnaître leurs particularités
cognitives mais aussi leurs particularités humaines.


2/ Leur offrir une réassurance


Il faut même répondre aux questions qu’ils ne se posent pas.


Ils peuvent paraître impertinents, mais il faut chercher en fait ce qui les mène à l’être (ou plutôt, ce qu’il y a derrière)… Les TOCS : se laver les mains plusieurs fois, compter dans sa tête est un contrôle de la pensée, ce sont des choses mises en place pour ne pas se laisser immerger. En parler leur permet d’évacuer.


 Les troubles du sommeil, les problèmes d’endormissement sont dus à des pensées qui les submergent, les angoissent… Par exemple, leur conscience de la pérennité de la mort dès 3 ans… à cet âge-là, on ne comprend pas encore que c’est définitif, normalement. Ils sont conscients de choses tôt, mais leur jeune âge ne leur permet pas toujours de gérer les émotions qui vont avec, il faut donc les rassurer, leur expliquer.


Intuition


- Les pressentiments : ils en ont souvent - cela est angoissant et ils aimeraient bien y renoncer.
- La connexion directe et immédiate : leur intuition les pénalise parfois.
- La créativité : il est dommage de ne pas la considérer car c’est un don. Utiliser la créativité rendrait l’enseignement plus amusant.


Parler de leurs soucis avec eux les aide à les dédramatiser et à leur montrer, par exemple, qu’il leur est arrivé de penser à des choses qui ne se sont pas produites : « as-tu déjà pensé à une catastrophe qui n’est pas arrivée ? ».


Cela leur permet aussi :


- De se projeter en avant,
- De leur donner une dynamique,
- De franchir les étapes,
- De leur montrer qu’ils ont un entourage fiable et qui leur donne confiance
- D’évacuer.


Ce qu’il faut, c’est les convaincre, pas les contraindre.


Il faut parfois leur apprendre à s’ennuyer, à fonctionner seul, même dans un environnement défavorable.


Si on leur pose la question : « qu’est-ce qui t’inquiète le plus dans la précocité ? » : de 10 à 20 ans, tous répondent « la façon dont les autres me voient ».


Il faut leur apprendre à être comme les palétuviers, ces arbres tropicaux qui s’installent en milieu marin et qui s’adaptent à la salinité de l’eau de mer…. Non seulement, ils s’adaptent à leur environnement, mais en plus ils protègent les côtes et créent un microsystème favorable !


Positiver


Il faut :

- leur apprendre à surfer sur la vague (cf « La solution intérieure » de Thierry Janssen).
- être toujours positif afin qu’ils apprennent à glisser du côté de la vie : « Prends ta vie en mains, je crois en
toi, alors, crois en toi ! »
- transformer leur rage de maîtriser en force de vie.
- Leur apprendre à ne pas fréquenter des calimeros mais des gens enthousiastes,
- Et aussi à compter sur le hasard, parfois…

 

La serendipity

Selon « les voyages et aventures des 3 princes de Serendip ».

C’est ce qu’on appelle la fortuitude, le fait de faire des découvertes inattendues grâce au hasard et à l’intelligence. C’est un concept très utilisé en recherche scientifique (c’est ainsi qu’on a découvert l’aspirine, le four à micro-ondes, le téflon…). Toute vie peut être un heureux hasard (Blanche neige qui trouve les 7 nains), il faut donc faire confiance au hasard aussi. Il faut parfois se mettre en situation de connaître le hasard, sortir de chez soi mais aussi de soi.


« Si tu crois en toi, en l’autre, en la personne qui t’a tendu la main, tu pourras avancer et t’en sortir ».


Il faut effacer le goût amer de la désillusion, savoir exhumer le souvenir et la saveur de la passion et réanimer les émotions. Pour cela, il faut trouver le bon chemin, au bon moment.


Il faut donner du sens à sa différence, transformer le doute en perfectionnisme (les filles doutent de tout). Il faut savoir sélectionner le bon programme.

 

Quelques conseils supplémentaires…


Il faut renforcer les règles éducatives et savoir être disponibles et prévisibles.


Il est aussi important de veiller à l’insertion sociale.


Le dialogue est indispensable et à adapter :


- Evoquer les peurs,
- Accepter de négliger la forme, parfois, mais écouter le fond.


Il faut aussi accepter de se faire aider : par les médecins, les psy, les associations, d’autres parents, les écoles… car
seul, on va plus vite mais ensemble, on va plus loin !


La stagnation est catastrophique : elle émousse leur don. Il faut vite retourner dans la dynamique.


Il leur faut comprendre pourquoi on va à l’école et que celle-ci permet de faire ce que l’on veut après, dans sa vie professionnelle (importance d’y mettre tous leurs atouts).


Il ne faut pas transformer un HP en enfant exceptionnel mais lui apprendre à s’aimer comme il est, cela lui permettra d’être aimé par les autres.


L’intelligence n’est pas une maladie, c’est une chance, mais il faut leur vendre qu’ils sont aussi une chance pour les autres : donner de leur lumière aux autres leur apportera beaucoup.


Quand ça ne va pas, il faut leur montrer que le matin finit toujours par arriver (ça ira mieux demain).


Il faut leur apprendre à attendre :


- Concilier l’intelligence aux vertus du hasard,
- Savoir lâcher prise,
- Trouver de nouveaux objectifs,
- Se ré-enchanter,
- Retrouver l’envie de marcher, puis de courir !

 

Questions de l’auditoire…


A/ On dit que les filles sont plus laminaires que les garçons : est-ce que c’est parce qu’elles sont découvertes plus
tard et se sont adaptées ou parce qu’elles sont nées laminaires ?
Parce qu’elles sont découvertes plus tard et se sont adaptées.


B/ quand un HP vit un choc émotionnel, comment le gère-t-il ? Se renferme-t-il sur lui-même ? Son hypersensibilité
complique-t-elle les choses ?
Non, ils réagissent même souvent très bien. Ils devinent et anticipent, c’est ce qui parfois fait qu’ils sont débordés par une anxiété flottante, un état d’hyper vigilance. Quand il se passe réellement quelque chose de grave, ils voient qu’ils avaient bien raison d’être anxieux, et, du coup, ils le vivent mieux que les autres.


C/ la 5ème est-elle une classe difficile même s’ils sont en avance ?
Oui, la 5ème est une classe difficile, qu’ils soient en avance ou en retard.


D/ Y-a-t’il un âge limite pour aider un adolescent ?
Non, même les adultes peuvent être aidés. Découvrir sa précocité permet de donner du sens à sa vie d’enfant et à
son passé.


E/ Que faire quand un enfant a été victime de harcèlement moral ? Faut-il le faire changer d’école ?
Il faut respecter son choix. On peut lui proposer autre chose, lui faire visiter une autre école. S’il ne veut pas changer, accepter son choix en lui disant qu’on verra pour l’année d’après (laisser ouverte une autre issue).


S’il n’a pas de copains mais vous dit qu’il veut rester pour ne pas perdre ses copains, c’est qu’il sent qu’il peut finir
par s’en faire.


F/ Comment faire avec un enfant difficile ?
Les prises en charge sont différentes selon les besoins. Il faut se dire qu’un jour, ça ira mieux et même rassurer l’enfant en lui disant qu’un jour c’est lui qui choisira ce dont il a besoin.


Les adolescents ou adultes qui ont besoin d’un psy sont souvent ceux qui n’ont pas été décelés HP jeunes.


G/ Faut-il faire passer des bilans à toute la fratrie ?
Non ce n’est pas nécessaire si l’enfant va bien, qu’il est en harmonie à l’école, à la maison, qu’il a des copains… par contre, il faut rester vigilant.


H/ A quel moment faut-il faire appel à un centre référent ?
Le centre référent rentre en 3e intention. Il faut d’abord voir un psy en libéral ou en CMP et ce sont eux qui nous envoient si besoin. Il est important de s’adosser à un médecin.
L’importance, c’est de tomber sur un psy qui connaît la précocité.


I/ Dans le cas d’un saut de classe, comment lui expliquer qu’il est différent sans le mettre sur un piédestal ?
Il faut lui dire qu’il comprend plus vite que les autres et qu’il faut donc qu’il aille plus vite que les autres, il est ni mieux, ni moins bien, il est juste différent et il lui faut adapter son parcours.

 

J/ Quand on des doutes sur un premier bilan psychométrique, combien de temps attendre pour en passer un
deuxième ?
Il faut attendre un an au grand minimum (il est même conseillé plutôt 2) ou faire un KBC.
Il est possible que l’enfant n’était pas disponible pour répondre. Des fois, le bilan ne fait pas ressortir de précocité
alors qu’il l’est mais par contre, l’inverse n’existe pas : un test révélant une précocité est fiable, on ne peut pas le
simuler !


K/ « Mon 2e enfant a plus de capacités que son frère, c’est beaucoup plus difficile pour l’aîné, alors qu’ils sont tous les deux précoces ! »

La place d’aîné est toujours plus difficile, il est plus vulnérable. Il faut rechercher ce que l’aîné a de particulier, un don
que l’autre n’a pas (est-il plus créatif, par exemple ?).


L/ Que faire quand un enfant refuse de consulter alors qu’il ne va pas bien ?
Certains adolescents ressentent le syndrome de l’imposteur : on leur a dit qu’ils sont précoces mais ils ne veulent pas y croire. A chaque échec qu’ils ressentent, ils en doutent d’autant plus. Il faut négocier avec eux : « je voudrais que tu y ailles au moins une fois » et leur promettre en échange une chose qui leur fait réellement envie.
Il faut aussi choisir le bon moment, celui où on peut en parler en leur disant « je suis inquiet pour toi », parler de ses
émotions et de ce que nous ressentons : lui parler clairement, dire ce qu’on craint, mettre les mots. Il ne faut pas
parler de son désir de parents mais lui montrer qu’on comprend que c’est dur pour lui.
Il est bien de lui montrer qu’il peut parler à qui il veut : ses parents, un membre de la famille, un médecin, un psy.


M/ Mon enfant est dans l’insolence. Ça allait bien en primaire, mais il a des problèmes depuis la 6e.
Il faut voir un psy, consulter un coach scolaire. On peut aussi tenter les médecines douces.


N/ Mon fils est super angoissé pour les autres et il croit avoir de supers pouvoirs. Le problème, c’est qu’il semble rechercher toujours de fortes sensations.
Il faut donc vérifier s’il n’y aurait pas un TDAH. Le problème de cortex frontal empêche l’inhibition de se faire. Il y a ensuite deux choix (selon le cas) : une remédiation cognitive ou un traitement.


O/ Peut-on supposer un TDAH avec un WISC ?
Oui, grâce à l’IMT. Il y a alors une forte différence entre l’ICV et l’IMT. Il faut ensuite passer d’autres bilans pour confirmer le doute : le bilan attentionnel (NEPPSY) évalue les fonctions cognitives, il est complété par le DSM et le test de CONNERS.


Parfois, il est dur de voir un TDAH car les tests sont dans un moment bien cadré, il est donc bien de surveiller l’idée sur le quotidien de l’enfant.


P/ On dit que les HP se reconnaissent entre eux… ont-ils besoin de fréquenter seulement des HP ?
Oui, ils s’attirent, tout comme les TDAH sont très sensibles à un autre TDAH.
Leur besoin, c’est surtout d’avoir un mentor.
Il faut avoir avec un eux un discours franc et clair : leur expliquer comment ils fonctionnent et que les adultes peuvent les comprendre.

 

Q/ Quand on a un enfant TDAH ou HP (ou les 2), faut-il en informer l’école ?
Il n’y a pas de raison d’en parler tant que ça va bien.
Parfois les résultats sont bons, mais il faudra leur donner plus, il faudra donc prévenir avant qu’il soit mis à mal. Il faut faire établir un PAI (PAP à la rentrée 2014) ou un GEVASCO pour que l’école tienne compte de ses besoins et pour le mettre à égalité de chances avec les autres.

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*Olivier REVOL est neuropsychiatre, pédopsychiatre et Chef du Centre des troubles des apprentissages à l’Hôpital
neurologique de Lyon.


Il est aussi l’auteur de :
« Même pas grave – l’échec scolaire, ça se soigne ! » - un petit topo de tous les troubles d’apprentissage : dyslexie,
dyspraxie, dysphasie, précocité et troubles de l’attention.


« J’ai un ado mais je me soigne »


« On se calme ! Enfants agités, parents débordés » - un livre sur le TDAH.


Et de divers collectifs, dont « Trouble Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité : de la théorie à la pratique »
(avec Vincent Brun).


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Ce colloque était organisé par l’AFEP du Rhône.
Compte-rendu rédigé par Myriam Garcia

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