L’ENFANT EIP A L’ECOLE - Comment en faire un élève heureux ?

Conférence du 10 janvier 2014, avec Philippe SAURET, référent EIP de l’Académie de Lyon

L'ENFANT EIP A L'ECOLE - COMMENT EN FAIRE UN ELEVE HEUREUX ?

 

Etat des lieux dans l’académie du Rhône

On commence dans l’académie à former une petite équipe qui veut faire avancer les choses. La tâche est énorme, il y a beaucoup de travail et de pas à franchir mais l’équipe est déterminée.


Il y a beaucoup d’EIP, près de 3% de la population.


Cette équipe veut travailler sur 3 domaines :
- Le repérage de chaque EIP,
- Leur prise en charge spécifique,
- Leur parcours.


Qu’en est-il du repérage ?


A ce jour, nous sommes très très loin des 3% d’EIP diagnostiqués ! Cela veut dire qu’il y en a beaucoup qui ne sont pas encore reconnus comme tels, et cela est un problème réel. Pour les profils laminaires, ça peut aller mais pour les profils dysharmoniques c’est un problème grave car cela signifie un problème de fonctionnement annexe (affectif, cognitif…). Il n’y pas, de plus, de profil unique, il diffère selon chaque individu.


Il faut faire passer les tests par de vrais professionnels, qui puissent non seulement les faire passer, mais aussi les interpréter et donner les moyens pour que leur chemin soit apaisé et qu’ils vivent leur potentiel de manière positive et heureuse. L’essentiel est donc de les repérer.

Un des points flagrants est leur hypersensibilité, cet affect énorme qui fait que les choses sont difficiles pour eux.

 

 

Le travail de l’équipe lyonnaise est donc de former les enseignants. Si un enfant est reconnue EIP dans leur classe, dans une école de l’académie, il faut les contacter pour qu’ils viennent former l’enseignant. Réunir une équipe est déjà un moteur important. Il y a pour cela toute une équipe dans le Rhône, il faut contacter Philippe SAURET pour
qu’il en fasse part à ses correspondants (Académie du Rhône = Rhône, Isère, Loire, Haute-Loire).


Un EIP qui n’est pas pris en charge s’ennuie, ce qui peut l’entraîner, à force, à de mauvaises notes, et donc, l’enseignant ne croit pas à son Haut potentiel…

 

Il y a au moins 1 à 2 élèves à besoins spécifiques dans une classe. Si on s’adapte, ces enfants s’épanouissent. La norme scolaire fait souffrir les EIP (et d’autres profils aussi…). La prise en charge spécifique fera avancer les choses pour tout élève. Il faut prendre chacun selon ses talents et ses besoins.

Un problème avec un enfant EIP à l’école ? On peut aussi contacter les médecins scolaires, qui sont tous formés aux EIP.

Il existe différentes formations pour les enseignants (d'une demie-journée à 3 jours). Dans le Rhône, il y a le Collège des Battières à Lyon 5e qui l'a suivie et le Collège Joliot Curie à Bron. Le collège Honoré d'Urfé à Saint-Etienne a été formé en janvier 2014 (une cinquantaine de professeurs y étaient inscrits).

La formation des professeurs est faite par des spécialistes.

L’objectif prioritaire de l’équipe lyonnaise est de repérer tous les EIP, et notamment veiller à ce que cela soit fait dans les milieux défavorisés (car ceux-ci n’ont pas forcément accès à l’information et, de plus, ne peuvent pas forcément faire tester leurs enfants dans le privé, vu le coût des bilans).

Quand on a un enfant EIP, il faut le signaler à son professeur car celui-ci est sensé faire circuler l’information, la faire remonter au directeur qui, lui, doit faire remonter l’information à l’Académie, afin que l’on puisse se rendre compte du nombre d’enfants concernés.

Un colloque, avec formation des enseignants est prévu le 22 avril 2014 à Lyon.


Une petite info pratique : lors d’une décision de passage ou de redoublement, le directeur de l’Académie se réserve le droit d’intervenir après une commission spéciale EIP, et avant la décision finale ou la commission d’appel. On peut donc le contacter si besoin !

 

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Date de dernière mise à jour : 31/03/2016

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