La douance adulte, une force handicapante

Conférence de Fabrice BAK*, psychologue cognitiviste Samedi 1er mars 2014 – Bron (Mensa)

Quelques traits de l’adulte surdoué :
 
  • L’hypersensibilité,
  • Un fort sens de la justice,
  • L’hyper-vigilance : le monde présente toujours un risque potentiel qu’il faut pouvoir anticiper,
  • La lucidité : il perçoit la fragilité du monde et il est toujours en état d’alerte.
 
C’est un enfant qui a présenté très tôt un décalage :
 
- Dans la construction de la pensée : entre 2 et 6 ans, l’enfant construit son image de lui-même et sa relation aux autres. Plus il comprend le monde et plus il s’y intègre. En primaire, on entre dans la construction de la réalité alors que l’enfant EIP est encore dans la construction de lui-même. C’est là que vient le choc.
 
- Avec une empathie extrêmement importante : il partage et comprend ce que ressent l’autre et ceci peut générer des situations surprenantes. Il est toujours en état de vigilance par rapport aux autres, il n’arrive pas à être insouciant. Pour pouvoir l’être, il lui faut un guide cohérent (un adulte).
 

Evolution de la sphère familiale


Le schéma classique :

  • De la naissance à 2 ans : la famille est nourricière.
  • De 2 ans à 6/7 ans : la famille est éducatrice.
  • De 7 ans à 11/12 ans : la famille est pédagogue.
  • De 11/12 ans à 18 ans : la famille est un guide.
  • A partir de 18 ans : la famille est réflexive (nos enfants savent qu’on leur offre un regard sur ce qu’ils sont en train de vivre)


Chez l’EIP, c’est différent. La première forme, la famille nourricière, celle qui mène à l’autonomie (par exemple, manger) passe très vite. L’EIP passe à la famille pédagogue à 6 ans. Il cherche une famille guide beaucoup plut tôt.

Il nous faut être en phase avec les attentes de l’enfant. Celui-ci teste la cohérence du cadre familial, scolaire ou autre : les gens qui s’occupent de lui sont-ils fiables ?


Il a une perception très fine des limites de l’environnement familial et une perception trop fine des difficultés affectives, cela fait perdre la position idéale protectrice des parents et engendre des angoisses importantes chez lui.


De plus, il cherche en lui ses propres ressources pour grandir (et là, ça pose problème car on ne peut grandir tout seul).

 

Un phénomène de société inquiétant


Des études récentes démontrent une destruction massive des fonctions cognitives dans une part de la population. Malheureusement, le système éducatif suit cette évolution ; certaines structures cognitives qui apparaissaient à 8 ans n’apparaissent aujourd’hui qu’à 14 ans… les enfants sont de plus en plus sollicités dans des sphères figuratives et non dans des sphères opératoires, ce qui les aide pourtant à mieux se construire. Cela crée chez nos EIP un sentiment de décalage encore plus important.


L’adolescent « classique » a des phases de crises où il s’oppose. L’EIP, lui, ne s’oppose pas, il cherche un guide et ne comprend pas pourquoi les autres s’opposent. L’adolescent EIP est plus mature : les filles chercheront des petits amis plus vieux qu’elles…


La crise d’adolescence chez l’EIP est intériorisée. Il est difficile pour lui d’être en lien avec un adolescent de son âge. Il se met à l’observer et tente de trouver le mode d’emploi.


Chez un HPI non diagnostiqué, les angoisses deviennent de plus en plus importantes.


Ils subissent souvent des maltraitances psychologiques : « t’es un intello ».


Leur enjeu est : soit se conformer ou rester ce qu’ils sont. Ils se fabriquent souvent un faux self qui permet de s’adapter aux autres sans être soi-même.


C’est souvent là que les EIP se mettent en rupture avec le milieu scolaire. Ils ne veulent plus aller à l’école car ils considèrent ce système un peu fou et ne veulent pas se faire contaminer. La course à la performance ne leur convient pas. Ils ressentent fortement l’incohérence des choses.


Il peut arriver aussi qu’ils changent de look brutalement (coiffure excentrique, habillement pas classique du tout… ex. : le gothique romantique). Là, il est en train de se chercher. Soit il se conforme aux autres et se perd soi-même, soit il se transforme et passe par différentes étapes qui lui permettent de se construire et apprendre à être lui-même, en luttant contre le regard des autres.


C’est de là que ressort l’importance d’un dépistage précoce : plus c’est tôt, plus on l’accompagne, plus on anticipe.


Il est primordial de leur parler, de garder le contact avec eux car ils se posent beaucoup de questions sur les autres, sur la société et sa façon de fonctionner…

 

La construction de l’identité


Elle passe par plusieurs étapes :

1. L’émergence de soi : beaucoup plus tôt chez l’EIP.

2. La construction de l’image de soi (en fonction du regard des autres) : s’il perçoit d’importants messages valorisants, il se construira bien mais s’il reçoit beaucoup de messages dévalorisants, cela crée en lui une faille. Le problème d’aujourd’hui, c’est que l’image de soi est attaquée dès la maternelle…

3. Le développement de l’estime de soi : c’est la conséquence du jugement que l’on porte sur soi-même.Avoir une bonne estime de soi est la preuve d’un bon équilibre psychologique et cela permet de se sentir digne d’amour.


En CP, les premières acquisitions sont amusantes pour l’HPI. Le problème, c’est qu’on lui demande de faire des efforts alors qu’il n’en a pas besoin : il apprend avec une grande facilité ! Il ne fera des efforts que lors de hautes études.

 

Comment aider, faire réagir un enfant en difficulté avec l’école ?


Lui demander ce qu’il veut : se faire avoir par le système ou avoir le système ? (cela l’incite à contourner les problèmes, en faire fi et s’adapter du mieux possible pour profiter de ce que ce système lui apporte et ensuite faire son chemin à lui).

L’HP met du sens non dans l’effort mais dans les capacités qu’il doit utiliser pour être efficace.

 

Les conséquences sur le développement affectif

  • Une grande vulnérabilité,
  • Une grande solitude émotionnelle (il doute beaucoup).


Aussi, pour ne pas penser, il utilise quelques outils :

  • Jouer à la console,
  • Anesthésier son cerveau par l’alcool ou le cannabis,
  • Provoquer une anorexie mentale : il s’approprie un problème et ne pense plus qu’à ça.


Il y a différentes façons de ne pas en arriver là…


1. Banaliser le diagnostic

Le couple parental doit être préparé et accompagné. Les parents peuvent avoir peur de la répétition de leur propre histoire pour leurs enfants. Le diagnostic fait bouger la dynamique parentale. Beaucoup de parents se posent ensuite la question de la surdouance pour eux-mêmes. La modification de l’équilibre du couple à travers la relation
parentale est très complexe.


2. Aider l’EIP à grandir

- Il a besoin de guides sans faille, toujours là pour l’épauler. On ne peut pas l’empêcher de tomber, mais il faut l’aider à se relever.

- Il faut l’aider à comprendre qu’il est comme les autres, pas presque comme les autres.

- Il faut dissocier sa propre histoire de celle de son enfant.

- Il faut lui apprendre l’importance de la loi et des règles (attention au piège : il cherchera souvent à savoir si le détendeur de la loi est capable de la faire appliquer – il faut être inflexible sur les règles que l’on adécidées, ou alors, expliquer pourquoi ça peut changer et à quelle fréquence).- Il faut toujours prendre le temps de l’écouter et de lui parler.

 

Une petite mise en pratique…

Les grands adolescents passent beaucoup de temps devant l’ordinateur. Ceci énerve leurs parents et au bout d’un moment, ils le leur suppriment. Du coup, c’est au tour de l’enfant de s’énerver… Pour ne pas aller dans cette spirale, il faut définir un temps moyen d’utilisation.


C’est aussi une bonne façon de les encourager à respecter les règles… Par exemple, on lui accorde 4 heures hebdomadaires et il peut gagner du temps supplémentaire en respectant ceci : une règle appliquée = du temps supplémentaire de gagné.


3. Lui apprendre à gérer ses émotions

  • nommer les émotions ressenties.
  • Lui parler de ce qu’on ressent, nous, pour l’amener à identifier ses propres émotions.
  • Accepter sans jugement et sans appréhension ce qui est dit et suivre les moments de dépression.
  • Eviter les phrases toutes faites, lui montrer qu’on le comprend.
  • N’interdire aucune forme d’émotion. La colère est saine : on sort de soi ce qui fait mal. 
  • Le pousser à développer sa créativité.
  • Garder une communication permanente. Nous sommes leur guide essentiel.


L’HP a un scanner affectif qui lui permet de se connecter sur les émotions de l’autre. Il faut parfois qu’il s’en déconnecte, sinon cela peut provoquer un bouillonnement affectif et un sentiment de colère.


Quelques conseils de base

- Construire une image juste de sa personne. L’HP n’est pas dans la normalité, son fonctionnement est différent, comme pour tant d’autres ! A force de vouloir normaliser, on met dans la souffrance.

- Protéger l’enfant des dysfonctionnements familiaux. Une famille n’est pas stable, il y a des hauts et des bas… le risque, c’est qu’il se croit coupable de ça. Le couple est, en effet, quelque chose de compliqué, il confronte deux individualités avec chacun son histoire, ses souffrances et chacun doit se mettre en phase avec l’autre.

- Ecouter les peurs et les souffrances, ne pas les banaliser. L’enfant ne peut s’épanouir que dans une atmosphère d’affection et de liberté.

- Lui permettre une participation active dans les décisions familiales, selon son niveau de responsabilité.

- Etablir une mutualité et un respect réciproque dans les échanges entre enfant et adulte.


A l’école

  • Favoriser la coopération et la collaboration dans la construction des savoirs.
  • Favoriser les défis appropriés aux compétences de l’enfant. Il faut leur donner de la complexité.
  • Remplacer l’effort par la motivation, les emmener à la passion… par exemple, réfléchir à quoi servent les maths ?
  • Leur apprendre à être efficaces.
  • Les respecter : s’ils se sentent respectés, ils respectent aussi.
  • Reconnaître leur besoin d’un cursus spécifique, des outils pédagogiques différents, qui les aident à développer leurs compétences.

 

A noter : Un certain nombre d’enfants sont perdus dans les apprentissages scolaires sans être dys ou tda… ce sont des enfants en décalage dans leur maturation.


Comment être un bon guide ?


- Transformer l’hypersensibilité en atout pour comprendre le monde. Il est nécessaire d’apprendre à s’en servir.

- L’enfant a besoin d’un guide qui va l’amener à avancer. Il va le tester, pour être sûr qu’il est vraiment garant de sa sécurité. On peut s’appuyer sur des relais (famille, amis…).

- L’EIP a besoin d’un guide pour faire le lien entre lui et les autres, car, lui, ne sait pas comment faire !

- Prendre le temps d’écouter. Il faut accorder un temps réel, pour comprendre ce qui est vécu.

- Parler avec clarté et sincérité. La communication est le facteur clé du positionnement comme guide.

 

Caractéristiques à l’âge adulte

 

Des qualités peuvent se transformer en faiblesse au lieu de devenir une force… La curiosité, par exemple, peut se transformer en passivité, en doute, en dépréciation de soi, etc

 

Comment en arrive-t-on là ?

Il y a eu un problème dans le régulateur intrapsychique :

                                                                                                                                  5 structures mères

 

Cognitif                                    Affectif

 

                                                                                                                                              6 ans           
                                                                                                                           (quand l’affectif se forme)

 

Comme il est affectivement en avance, les chocs émotionnels chez l’EIP sont énormes.


Les 5 structures mères :

1/ Décentration (savoir comparer les différents points de vue, prendre en compte les ressentis des autres).

2/ Généralisation

3/ Inhibition

4/ Classification

5/ Anticipation


Ces 5 structures sont en inter-relation. Elles sont présentes chez tout être humain, on les développe tous. Chez les HP, cependant leur organisation est anarchique. L’inhibition est déconnectée, les structures s’associent deux par deux.

 

Conséquences des déséquilibres


Décentration + Généralisation = la rationalisation - C’est une souffrance au quotidien car il ne percute pas.

Décentration + Anticipation = « la Sentinelle » (terme utilisé par Olivier Revol) - Il utilise ses capacités pour les mettre à la disposition des autres. Il passe son temps à observer et anticiper. Le seul endroit où il n’est pas sentinelle, c’est pour lui-même, ce qui engendre énormément d’anxiété et personne ne comprend pourquoi il s’inquiète comme ça. C’est parce qu’il perçoit les choses… ce n’est pas un don de voyance, mais de l’intuition et il est extrêmement cohérent et logique.

Généralisation + Anticipation = la cascade affective – Il n’arrive jamais à déconnecter. Il absorbe constamment un ensemble d’éléments, et ça le ronge de l’intérieur.
Si la structure inhibitrice n’est pas régulée, c’est l’effet pygmalion négatif – il se met en sommeil pour être comme les autres. Il se construit une image négative de soi, il s’auto-agresse. Fatalement, un jour viendra la question : « mais qui suis-je ? ». Les états émotionnels sont très fluctuants, mais lorsqu’on est en bas, on se relève.


Un danger à éviter…


L’hypersensibilité et la difficulté à harmoniser une bonne image de soi avec une bonne représentation de soi fait encourir un grand risque à l’HP : la rencontre avec le Pervers Narcissique (notamment pour les jeunes filles).


Le Pervers Narcissique est un vampire affectif, il rentre en collision avec sa proie et détecte les failles narcissiques. Il élabore une réelle mystification de la réalité.
Il s’installe un double jeu entre phrases assassines, culpabilisation et compréhension…


Lors de la constitution d’un couple, il entre en jeu 3 domaines : l’attraction, la cohésion et la coercition et le PN va jouer sur les 3.


A. L’attraction : véritable scanner affectif, il identifie ce que l’autre peut souhaiter et sa victime se dit qu’elle a enfin trouvé celui qui correspond à ses attentes.

B. La cohésion : il assoit son emprise grâce à un langage à double sens. Il se met à brouiller la pensée de façon à faire croire à sa victime qu’elle est un imposteur. Le PN lui fait croire qu’il sait des choses sur elle et ne le dira pas. Il joue sur un langage qui lobotomise… (cf. le syndrôme de l’imposteur). 

C. La coercition : il met en place une manipulation. Il n’assume jamais ses fautes. C’est le copain idéal, le collègue parfait qui fait vivre un enfer à la maison. Comme sa victime est en plus une personne hypersensible (HP), personne ne la croit !


Il joue sur un double mouvement de séduction et d’attraction. Il n’est pas forcément violent mais, émotionnellement, il détruit tout. Il ne veut pas concevoir que sa proie puisse fonctionner par elle-même.


Entre l’effet des cascades affectives que vit un HP et son fonctionnement rationnel, cela fait de lui (ou elle) une proie privilégiée. Le PN joue tellement sur les faiblesses de l’autre qu’il lui fait douter de lui-même.


Ceux qui sont le plus protégés contre ce genre de personne, ce sont les HP « sentinelles » car ils sont vite alertés par l’incohérence de la personne qui est en face d’eux.
Pour se sortir d’un tel cadre, il faut accepter qu’on a été victime d’un grand manipulateur. Il ne pouvait en être autrement…


Recréer l’équilibre chez les adolescents


1. Remettre en place le régulateur central. Le système de classification se fait très tôt chez l’enfant. Il disparaît, puis réapparaît, mais pas chez l’HP. Les structures    cognitives vivantes non alimentées s’atrophient ou se figent.

2. Connecter les procédures déductives grâce à une formalisation du raisonnement.

3. Appliquer directement les champs de l’élaboration des idées : comment les apprivoiser.

4. Appliquer des cadres personnels affectifs, émotionnels : comment être en lien avec les autres sans se perdre soi-même.

5. Réfléchir à sa place dans le monde : on peut être avec les autres et pas seulement parmi les autres.


Recréer l’équilibre chez les adultes


A. Identifier les dangers thérapeutiques : la thérapie psychanalytique, tous les livres lus qui ne correspondent pas à un enfant ou un adolescent HP.

B. Remettre en place les structures mères : coordonner le rouage central. Aider à se libérer de tout l’héritage d’anxiété, de stress reçus trop tôt… apprendre à accepter les erreurs parentales, les annuler en les punissant.


Un cas pratique…

Un parent ne devrait jamais lire le journal intime de son enfant. Un jour, Fabrice BAK a eu en consultation une mère et sa fille qui ne se parlaient plus depuis quelques temps parce que la mère avait violé le secret d’intimité du journal de sa fille. Depuis, tout était brisé entre elle. Il a donc conseillé une thérapie : en contrepartie de ce secret violé, la
mère devait permettre à sa fille une journée (ou un week-end) où sa fille aurait le droit de s’absenter sans dire où elle allait ni ce qu’elle ferait. C’est ce qui a été fait et l’équilibre s’est rétabli entre la mère et la fille… elles sont revenues à la séance suivante, main dessus, main dessous, heureuses de s’être retrouvées. Il y a ainsi des façons de
réparer les erreurs parentales…


C. Réaliser la présence de son affect et que c’est lui qui fait souffrir : se permettre à nouveau d’être parfois en colère et de la vivre.

D. Se reconstruire une identité sexuée (accepter de lâcher prise) : pouvoir être en phase avec soi-même.

E. Décider comment va vivre celui qu’on est devenu : trouver sa place entre moi et les autres. Trouver comment fonctionner dans cette société.

F. Valoriser l’action et non la passivité.

G. Utiliser le stress comme un stimulant.

H. Utiliser les règles du système pour soi-même : surfer sur le système, analyser rapidement et efficacement en
quoi il peut nous servir.

I. Ré-harmoniser les cascades affectives pour être dans le lien émotionnel.

J. Anticiper les risques.


La coordination de tout ça permet de trouver une cohérence de soi et :

  • Retrouver de l’assurance,
  • Redévelopper la capacité à affronter la compétition,
  • Cultiver la capacité d’introversion,
  • Vivre le désir d’indépendance comme une qualité,
  • Retrouver le désir de prendre des risques et de faire bouger les choses.


Quand on est identifié soi-même, on peut courir à son rythme.


On risque de perdre certaines personnes en route mais d’autres suivront, et d’autres viendront.

 

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*Fabrice BAK est l’auteur de « La précocité dans tous ses états » - éditions L’Harmattan


Vous pouvez vous reporter à ce livre pour plus de détails et d’informations.


Compte-rendu rédigé par Myriam GARCIA

 

 

Commentaires (2)

myriam-garcia
  • 1. myriam-garcia (site web) | 23/05/2016

Pas d'effet de coms, ici, je n'ai aucun intérêt commercial à tout ça... Je communique sur ces différences car je les ai découvertes avec mes enfants... et j'essaye de partager ce qui peut aider.

Je suis persuadée qu'en trouvant les bons professionnels, celui qui nous correspond, on peut vraiment avancer... peut-être n'avez-vous pas encore trouver celui qu'il vous faut ? Ou il vous faut plus de temps...

sylvain
  • 2. sylvain | 03/04/2016

Joli. Le discours, les idées... Le principe semble correct. Mais il ne faut pas oublier les"anciens", jamais compris,en échec scolaire, certes aidé depuis peu par un psy qui peu dire une phrase sortant des échanges formatés habituels. Je change de métier tous les 4 ans en moyenne. Je me fait connaître très vite, y passant tout mon temps. Qu'est-ce que cela m'apporte? tout simplement satisfaire ce besoin de tout comprendre. Je ne veut pas de profs, pas de cours. Je préfère apprendre seul. Personne ne me comprends. Mais à quoi bon? Un diagnostic? Cool. Même mes parents le refuse. Relation amoureuse? Même si cette situation improbable et pourtant blessante arrivait, il est tout à fait inconcevable de partager, quoi au fait? Dans ma vie, je n'ai fait que blesser les gens, je voulais aider en général, mais tout finit très vite très mal. Je vis entre calculs et stupéfiants extrême. Du coup, multiplier la com autour de ça, c'est fun. La réalité, c'est moins fun.

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Date de dernière mise à jour : 17/07/2015

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