Une émission sur la dyslexie

Emission La tête au carré, sur France Inter (14 septembre 2015)

Cette émission fort intéressante fait le tour du sujet ce jour-là avec Franck RAMUS chercheur en psychologie et neurosciences, et Marianne CHATRIOT, pédiatre.

 

On estime à 5% le nombre d'enfants souffrant de dyslexie, trouble de la lecture, de l'orthographe qui leur fait prendre un certain retard significatif d'apprentissage et qui concernerait plus de garçons que de filles...

On les prenait souvent pour des enfants paresseux, aujourd'hui on reconnaît qu'il s'agit d'un trouble cognitif, et que non seulement ils ne sont pas paresseux mais en vérité travaillent souvent bien plus que les autres.

 

Les perturbations

Confusions de lettres, lenteur du déchiffrage... un véritable handicap ? Tout dépend de la sévérité du trouble, il faudra de toute façon qu'ils apprennent à faire avec.

C'est un trouble spécifique de l'apprentissage du langage écrit, qui concerne la lecture et l'écriture : ceci veut dire qu'il ne s'agit pas d'un échec scolaire généralisé mais une difficulté particulière au langage écrit (on élimine donc tout trouble neurologique, psychiatrique ou la déficience intellectuelle). Vu le rôle central de la lecture dans tous les apprentissages scolaires, être dyslexique peut mettre à mal l'enfant, avoir un effet boule de neige et le met en grave difficulté.

C'est un trouble durable, qui peut être pas mal compensé mais les séquelles sont fréquentes, et notamment la lenteur de lecture et la dysorthographie. Les deux autres aspects sur lesquels veiller c'est sur le fait de se sentir différent et sur la fatigue que cela peut engendrer car il leur faut faire des efforts plus intenses que les autres pour arriver à compenser.

C'est le plus connu des troubles dys et si on ne peut pas faire de miracles, on peut les aider à progresser et les aider à pallier à leurs difficultés. Certains feront même des études supérieures...

Ce qu'il faut, c'est leur donner confiance, les aider à être eux-mêmes et heureux...

 

Les HP sont-ils plus dyslexiques que les autres ?

Aucune preuve de cela, tout ce que l'on sait, c'est que l'un n'empêche pas l'autre...

 

Pourquoi plus de garçons ?

2 garçons pour une fille. On ne sait pas pourquoi, ce n'est pas une question de génétique, là-dessus on est équivalents, il s'agit peut-être de la façon dont les hormones agissent différemment entre fille et garçon, le cerveau des filles seraient plus résilient...

http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-la-dyslexie

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Date de dernière mise à jour : 04/12/2015